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abril 10, 2015

Appel des cinéastes européens - A call from Europe's filmmakers - Appello dei cineasti europei. Pour une meilleure diffusion des œuvres européennes en Europe



Institut français Italia


Image: Institut français Italia sur Facebook. Des cinéastes européens avec Emanuele Crialese y Michel Hazanavicius en Ambassade de France en Italie.


«L'Institut français Italia et l'Ambassade de France en Italie, avec UniFrance films, l’ARP et la Commission du Film d'Ile-de-France, en collaboration avec Roma Lazio Film Commission, ont accueilli le 9 avril au Palais Farnese une matinée consacrée à la diffusion du cinéma européen et au statut du droit d’auteur en Europe.

»Au cours de ces rencontres, organisées dans le cadre de la Vème édition du festival “Rendez-Vous, appuntamento con il nuovo cinema francese” un appel des cinéastes européens pour une meilleure diffusion des œuvres européennes en Europe et pour la protection du droit d’auteur a été. [...]


PREMIERS SIGNATAIRES
FIRST SUPPORTS
PRIMI FIRMATARI

Lucas Belvaux
Emanuele Crialese
Jean-Pierre Dardenne
Luc Dardenne
Dante Desarthe
Matteo Garrone
Costa Gavras
Amos Gitaï
Michel Hazanavicius
Kamen Kalev
Paul Laverty
Mike Leigh
Ken Loach
Daniele Luchetti
Ursula Meier
Cristian Mungiu
Rebecca O’Brien
Jean-Paul Salomé
Volker Schlöndorff
Maurizio Sciarra
Abderrahmane Sissako
Paolo Sorrentino
Béla Tarr
Joachim Trier
Fernando Trueba
Wim Wenders




»Appel des Cinéastes européens

»Les discussions qui ont animé cette première Journée de Rome témoignent de la même urgence: alors que les fondations mêmes du droit d’auteur sont remises en question par ceux qui, en Europe, n’y voient à tort qu’un obstacle à la circulation des œuvres, nous voulons redessiner, en profondeur, la manière d’exposer notre cinéma et de le faire circuler entre nos pays.

»Nos films témoignent, chacun à leur façon, à travers nos regards de cinéastes, de la vision à la fois la plus personnelle et la plus collective de l’Europe, dans toutes ses complexités: ses violences et ses joies, ses caricatures et ses réalités, ses conflits et ses unités, ses absurdités et ses rêves...

»Ils sont en eux-mêmes une forme d’espérance et participent sans doute, humblement, à la construction d’une identité européenne.

»A l’heure où un grand nombre de pays d’Europe font face à de nouveaux mouvements obscurantistes aux relents de haine, les lueurs d’espoir peuvent aussi venir du cinéma.

»C’est la raison pour laquelle il est de notre responsabilité de réfléchir à favoriser une meilleure circulation des œuvres nationales à travers le continent qui est le nôtre, en prenant garde toutefois à ce que ce ne soit pas au détriment de la vitalité de notre création.

»Il n’est pas normal que toutes les cinématographies d'Europe peinent à être accessibles pour tous les publics.

»Nous demandons donc à l’ensemble des autorités publiques, institutions européennes, aux instances nationales de régulation en matière de cinéma, aux EFAD, ou encore aux chaînes de télévision, de réfléchir avec nous à des mesures positives en matière de diffusion et de promotion des œuvres européennes, afin que l’Europe soit irriguée de tout son cinéma.

»Pour cela, il faut porter une attention à tous les moyens de diffusion:

»– auxsalles de cinéma: les efforts doivent être poursuivis pour pallier aux déserts cinématographiques qui existent encore dans de nombreux territoires. Il faut à la fois éviter la fermeture des salles existantes et en permettre l’installation de nouvelles. Les salles indépendantes ne doivent pas être laissées pour compte dans l’équipement numérique. Une vigilance particulière doit être portée aux aides qui facilitent et accélèrent la distribution des films dans les salles à l’échelle européenne: elles restent le meilleur lieu de rencontre entre le cinéma et son public.

»– aux chaînes de télévision: nous engageons d’ores et déjà les chaînes publiques à travailler à une charte de meilleure diffusion des œuvres européennes, en travaillant notamment sur les échanges ou en travaillant à des programmations mutuelles ou réciproques. Il faudra aussi les aider à développer leur déclinaison numérique (notamment la télévision de rattrapage), dans un modèle économique sain et non destructeur de valeur. L’espoir d’une plateforme de diffusion du cinéma indépendant européen doit être un objectif crédible. Il peut venir des télévisions.

»– auxplateformes de VOD: il faut repenser une régulation européenne pertinente pour l’émergence d’acteurs européens capables de concurrencer les géants mondiaux. Internet a été longtemps l’objet de nos inquiétudes, notamment matérialisés par les ravages du piratage. Nous voulons croire qu’il peut être aujourd’hui le meilleur partenaire du cinéma européen, s’inscrire dans un cercle vertueux du partage de la valeur où tous opérateurs contribueraient au financement de la création et devenir un moyen exceptionnel d’exposition de nos œuvres.


»Pour cela, la Commission européenne doit adapter ses directives: sur les média audiovisuels, mais aussi sur la fiscalité. Elle doit nourrir deux ambitions: encourager le développement des acteurs européens qui financent et éditorialisent le cinéma européen, et insérer les géants mondiaux du Net dans la fiscalité et l’économie de la création.

»Nous devons d’urgence imaginer une fiscalité culturelle pour les acteurs mondialisés de la diffusion. Les pistes évoquées en France par la Ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin sur la taxation de la bande passante nous semblent une voie pertinente à explorer, et la réflexion doit pouvoir être menée jusqu’à son terme.

»D’ores et déjà, nous demandons à la Commission européenne, à travers Europe Créative, de dégager des moyens pour le sous-titrage et l’adaptation des œuvres européennes dans les autres langues du continent, à un haut niveau de qualité. La disponibilité de nos films dans d’autres langues permette une meilleure circulation des films sur les chaînes publiques, les plateformes de VOD, accélère la distribution des films dans les salles et leur circulation à l’échelle européenne et mondiale. On le voit de plus en plus, la disponibilité des films, de façon légale, c’est aussi un enjeu dans la lutte contre le piratage et dans la prévention de ses effets désastreux sur la création. Un enjeu sur lequel il est aussi urgent que la Commission européenne s’exprime et intervienne pour soutenir les initiatives prises en faveur de la circulation des œuvres en Europe et lutter efficacement et courageusement contre le développement du piratage.

»Nous partageons avec la Commission européenne la volonté de favoriser l’accès des films à tous. Ils sont un élément essentiel de l’éducation à l’image et, au-delà sans doute, de l’éducation des consciences. Mais ne nous trompons pas de moyens pour y parvenir: cela serait ravageur pour le cinéma.

»Nos socles communs, comme le droit d’auteur ou l’exception culturelle, doivent être préservés pour servir d’aiguillon à une nouvelle politique culturelle européenne.

»Rome, le 9 avril 2015.




»A Call from Europe’s filmmakers

»The talks of today, during this Rome Rendez-Vous, account of the same urgency : as copyright’s core principles are being questioned by some who erroneously think they hinder culture’s availability, we want to set out a new way of exhibiting our cinema. We want to redefine how cinema can circulate from one country to the next.

»Our films testify, each in their own way, through our filmmakers’ eyes, of a vision that is both more personal and collective of what Europe is and can be. It tells of all its complexity: its violence and its joys, its parodies and realities, its conflicts and unities, its absurdity and its dreams...

»Our films are a form of hope, and they humbly but surely contribute to the construction of a European identity.

»At a time when a number of our countries have to face new obscurantist trends that reek of hate, a glimmer of hope can come from cinema.

»This is the reason why it is our responsibility to think of ways to improve the circulation of national works throughout our continent. We have to do so while making sure we do not hinder the vitality of cinematographic creation.

»It shouldn’t be that all the cinematographies of Europe struggle to be accessible to all their audiences.

»Therefore, we ask to the public authorities of Europe, to our national regulatory parties for cinema, to the EFAD, and even to the television broadcasters, that we collectively think of affirmative measures in terms of distribution, broadcasting and promotion of European films. Europe should be flush with all of its cinema.

»For this to be possible, we need to adress all the different means of distribution:

»– With the movie theatres: efforts have to be maintained to mitigate the theatrical deserts that still exist in a number of places. We must make it our best effort so that no existing theater has to shut down, while new ones can be implemented. Independent theatres should not be forgotten in terms of digital equipment. We need to take a particular attention to how we can accelerate and facilitate theatrical distribution on the scale of Europe: movie theatres remain the best place to meet for films and their audience.

»– With TV broadcasters: we ask that public broadcasters work on a charter for a better spreading of European films between them throughout Europe, with a focus on exchanges, but also mutual and reciprocal programming. They should also be aided in the development of their digital versions. We hope for an independent European digital film platform, and TV broadcasters could very well be at the core of such an initiative.

»– With VOD platforms: we need to rethink our regulation so that it is apt and to date. It should make possible the rise of a European player, capable of competing with global ones. The Internet has long been the subject of our worries, particularly since it helped piracy develop to previously unknown levels. We want to believe it can today become the best partner of European cinema. It can be part of the virtuous circle that comes from sharing wealth and value between all those who contribute to the financing of creation, as they become exceptional means of exhibitions for our films.


»For all of this to be possible, the European commission has to adapt some of its directives, whether it is to address specifically audiovisual Medias or their tax system. The commission needs to set itself to two goals: to spur the development of the European players who finance and editorialize European cinema; to encompass the global internet giants within creation’s tax system and economy.

»We must urgently devise a cultural tax system to which the global players should be a part of. The ideas of the French Ministry of Culture Fleur Pellerin about a taxation of bandwidth usage should be taken into consideration and thought out.

»We already ask the European commission to develop new means, through Europe creative, for quality subtitling and adaptation of European films in other European languages. The availability of our films in other languages is what makes their circulation on TV broadcasters and VOD platforms possible. It also helps accelerating theatrical distribution on a European and global scale. The legal availability of films is ever more obviously a way to hinder piracy and prevent its disastrous effects on creation. The European commission has to take an effective and courageous stance against piracy, and needs to promote initiatives that try to help films be available throughout Europe.

»We share the European commission’s will to facilitate film availability to all. Films are an essential part of what it is to understand images and clips. Beyond that, films are without a doubt a means towards the elevation of consciences. Let us not be mistaken in how we address that: it would be very destructive to filmmaking.

»Our common grounds such as copyright or cultural exception have to be protected and be at the core of a new European cultural policy.

»Rome, April 9, 2015.




»Appello dei Cineasti europei

»Le numerose discussioni che hanno animato questa prima Giornata di Roma dimostrano un'urgenza condivisa da tutti: mentre i fondamenti stessi del diritto d'autore sono rimessi in discussione da coloro che, in Europa, li considerano a torto un ostacolo alla circolazione delle opere, affermiamo la nostra volontà di ridisegnare nella sua essenza il modo di mostrare e far circolare i nostri film tra i nostri paesi.

»Attraverso il nostro sguardo di registi, le nostre opere cinematografiche testimoniano, ciascuna a modo suo, una visione profondamente personale e al contempo profondamente collettiva dell'Europa in tutte le sue complessità, con le sue violenze e le sue gioie, le sue caricature e le sue realtà, i suoi conflitti e le sue coesioni, le sue assurdità e i suoi sogni...

»Costituiscono di per sé una forma di speranza e senza dubbio contribuiscono, nel loro piccolo, alla costruzione di una identità europea.

»In un momento in cui un elevato numero di paesi europei si trova ad affrontare nuovi movimenti oscurantisti venati di odio, dei barlumi di speranza possono anche arrivare dal cinema.

»Per questo motivo, una delle nostre responsabilità sta nel condurre una riflessione atta a favorire una migliore circolazione delle opere dei singoli paesi attraverso un continente che è il nostro, stando tuttavia bene attenti ad evitare che questo avvenga a discapito della vitalità della nostra creatività.

»Non è normale che tutte le cinematografie europee abbiano difficoltà ad essere accessibili a tutti gli spettatori.

»Chiediamo dunque all'insieme delle autorità pubbliche, alla Commissione europea, agli organismi normativi nazionali, alle Agenzie cinematografiche europee e, ancora, alle emittenti televisive, di unirsi a noi in una riflessione su misure concrete da mettere in atto nell'ambito della circolazione dei film, affinché l'Europa sia permeata di tutto il suo cinema.

»Per far questo, è necessario focalizzare l'attenzione su tutti i mezzi di diffusione dei film:

»– lesale cinematografiche: bisogna moltiplicare gli sforzi per contrastare il deserto cinematografico tuttora esistente in numerosi territori. È necessario evitare la chiusura delle sale esistenti e al tempo stesso consentire la creazione di nuove strutture. Le sale indipendenti non devono essere trascurate nella dotazione dell'attrezzatura digitale. Occorre vigilare in modo particolare sugli aiuti che facilitano e accelerano la distribuzione dei film nei cinema di tutta Europa: la sala resta il migliore luogo di incontro tra un film e il suo pubblico.

»– le reti televisive: sollecitiamo le emittenti di servizio pubblico ad impegnarsi fin d'ora nel redigere una Carta per una migliore trasmissione delle opere cinematografiche europee, concentrando gli sforzi in particolare sugli scambi e lavorando su programmazioni condivise e reciproche. Sarà anche necessario aiutarle a sviluppare i loro canali digitali (in particolare la Catch-up TV), nel contesto di un modello economico sano che non distrugga il valore dell'opera. La speranza della creazione di una piattaforma di diffusione del cinema indipendente europeo deve essere un obiettivo credibile. Può scaturire delle emittenti televisive.

»– lepiattaforme di Video On Demand: è necessario ripensare un regolamento europeo specifico a seguito della comparsa di operatori europei capaci di competere con i giganti mondiali. Per molto tempo Internet è stata oggetto delle nostre preoccupazioni che si sono materializzate in particolare con i danni provocati dalla pirateria. Vogliamo credere che forse oggi sia la migliore partner del cinema europeo. Una rete interconnessa adeguatamente regolamentata può diventare uno straordinario mezzo per mostrare le nostre opere.


»A tal fine, la Commissione europea deve adattare le sue direttive sui media audiovisivi, ma anche sulla fiscalità. Deve perseguire due obiettivi ambiziosi: incoraggiare la crescita di soggetti europei che si adoperino per il finanziamento e l'editorializzazione del cinema europeo e inserire i giganti mondiali della Rete nella fiscalità e nell'economia della creazione.

»È doveroso e urgente individuare una fiscalità culturale per gli operatori globalizzati della diffusione delle opere. L'ipotesi suggerita dalla Ministra della Cultura e della Comunicazione francese Fleur Pellerin di una tassazione della larghezza di banda ci sembra una strada pertinente da esplorare ed è essenziale poter condurre sino in fondo una riflessione in merito.

»Chiediamo fin d'ora alla Commissione europea di rendere disponibili, attraverso il Programma Europa Creativa, delle risorse per tradurre le opere europee nelle altre lingue del continente. Queste traduzioni permettono una migliore circolazione dei film sulle reti televisive pubbliche e sulle piattaforme di VOD e accelerano la distribuzione dei film nelle sale cinematografiche a livello europeo. Constatiamo sempre più che la possibilità di disporre di film in un contesto di legalità è anche il modo più efficace per contrastare il fenomeno della pirateria e prevenire le sue disastrose conseguenze sulle opere d'ingegno. È una questione cruciale sulla quale è oltremodo urgente che la Commissione europea si esprima e intervenga a sostegno delle iniziative già intraprese per favorire la circolazione delle opere in Europa e lottare in modo efficace e coraggioso contro il dilagare della pirateria.

»Condividiamo con la Commissione europea la volontà di favore l'accesso ai film a tutti. Le opere cinematografiche costituiscono un elemento essenziale dell'educazione all'immagine, oltre che, senza dubbio, dell'educazione delle coscienze. Ma non dobbiamo sbagliare la modalità di raggiungimento di questo obiettivo, altrimenti gli effetti sul cinema sarebbero devastanti.

»Le nostre basi di valori comuni, come il diritto d'autore e l'Eccezione culturale, devono essere preservate per fungere da sprone nel tracciare una nuova politica culturale europea.

»Roma, 9 aprile 2015.»









marzo 27, 2015

Nicolás Bustamante Hernández: «El desafío de educar a la generación Z»



Nicolás Bustamante Hernández
«El desafío de educar a la generación Z»
El Tiempo

El Tiempo. Estilo de vida. Educación | Bogotá | COLOMBIA




«Cada vez hay más instituciones que se amoldan al perfil de los nacidos a partir del año 1995.

»Como ninguna otra, la generación Z, conformada por más de 2.000 millones de adolescentes y jóvenes que nacieron a partir de 1995 y crecieron en la era de internet, viven y respiran en entornos digitales. En ellos no solo se comunican, socializan y se entretienen, también aprenden, apalancados en las herramientas que la web les provee.

»Estos ‘mutantes’, como los llaman algunos investigadores fascinados por su fusión con el mundo digital, están decididos a construirse una vida alejada de los códigos y de las aspiraciones de sus padres y del resto de mayores que los rodean, incluso en campos vitales como la educación. Mientras muchos adultos de hoy se ufanan de haber estudiado largas y tradicionales carreras presenciales en universidades, los Z se inclinan por el autoaprendizaje permanente en línea y por la búsqueda de programas que sean afines a sus gustos y dinámicas personales.

»De acuerdo con el gabinete estadounidense de estudios Sparks and Honey, la mayoría de los “nativos digitales” pasan en promedio tres horas diarias ante sus pantallas; no solo consumen series, películas y participan activamente en redes sociales, sino que también han hallado un tipo de formación que se amolda a sus necesidades y a la forma como se relacionan con el mundo.

»Hernán Aracena, cofundador del portal en internet Oja.la, que ofrece cursos sobre programación para computadores, celulares inteligentes y tabletas, tiene claro este diagnóstico. Desde su apertura en el 2012, este ha acumulado más de 10.000 usuarios, de los cuales Colombia es el segundo país que más aporta y el de mayor fidelidad.

» “Esta generación no es como la de nuestros padres, a quienes les decían qué estudiar y ellos lo hacían. A estos jóvenes les interesa más construir su propio proyecto de vida y es algo que están logrando a partir de herramientas como la personalización, que ya está ocurriendo”, dice este emprendedor venezolano, quien, a sus 29 años, no duda en asegurar que la formación que él mismo se proporcionó a partir de cursos en línea le fue más útil que la que recibió en la Universidad de Florida Central (Estados Unidos), en informática y sistemas.

»Pese a este avance que Aracena menciona y al tangible aumento de cursos alternativos en internet tanto gratuitos (como los Moocs) como pagos y con tutores que ofrece Oja.la, él considera que la educación para la generación Z aún está en proceso de construcción.

» “Creo que estamos en un Yahoo y todavía nos falta llegar a Google”, dice, haciendo referencia a la historia de los buscadores en línea, que evolucionaron desde versiones muy básicas hasta el monstruo tecnológico que es Google hoy.

»Por razones como esta es que también coexisten otras alternativas que combinan modelos que miran hacia el futuro mientras tienen un pie en el pasado, pues conservan las características de la educación más tradicional.

»Así, existen instituciones como la Singularity University, cofinanciada por organizaciones como Google y Nasa, que ofrece cursos de posgrado en ramas futuristas especializadas, como innovación, y cambio climático y sostenibilidad, o el proyecto Minerva, una apuesta que busca que, sin tener que ir a un campus universitario en una única ciudad, los estudiantes se apropien de las metrópolis del mundo, mientras viajan por ellas y toman clases a distancia en programas que tienen currículos flexibles.

»Otra propuesta innovadora es la de la Universidad Full Sail, en La Florida (EE. UU.). Aunque fue fundada hace más de 30 años, en estos momentos este centro académico cuenta con programas presenciales y a distancia en carreras como programación de videojuegos y producción de cine y de sonido.

»Allí, con miras a aprovechar al máximo los recursos de estudio, los jóvenes pagan matrículas vitalicias que les permiten volver después de graduarse, y cada vez que lo quieran para actualizar sus conocimientos en una o varias materias de la carrera que cursaron. Además, para optimizar el tiempo, los periodos de vacaciones se reducen a unas pocas semanas por semestre, lo que resulta en que los programas duran solo dos años, con jornadas diarias de mínimos ocho horas.


»Veloz como la industria

»“El objetivo de estas dinámicas es que la velocidad de estudio sea la misma a la que se mueve la industria, que evoluciona permanentemente”, explica Jairo Serna, director de admisiones de Full Sail, quien agrega que los currículos de cada carrera se modifican, por lo menos, cada cuatro meses y con aportes que los mismos universitarios intervienen en estos procesos.

»Una oferta de ese tipo es la que busca Felipe Barrera, estudiante del grado once en el colegio San Carlos, en Bogotá. Con 18 años, encaja perfectamente en el perfil de la generación Z.

»“Cuando salga del colegio quiero estudiar algo que no necesariamente me vaya a volver millonario —dice—, prefiero algo que me divierta. Como soy un aficionado a los videojuegos, estuve buscando un programa relacionado con su desarrollo, pero no ha sido fácil porque la oferta que hay en Colombia no se amolda a lo que quiero, que es algo más digital y menos tradicional”. Felipe, valga decirlo, ya estableció contactos con una institución en Estados Unidos, con miras a iniciar estudios allí antes de que finalice este año.

»Expertos como el neurólogo Olivier Houdé, director del laboratorio de psicología del desarrollo y educación infantil del CNRS-La Sorbonne (Francia) y autor del libro Aprender a resistir, consideran que la clave para que los jóvenes como Felipe asuman de la mejor manera este mundo, que parece ofrecerles pocas posibilidades que se amoldan a lo que buscan, está en que los padres los eduquen desde pequeños en habilidades como lo que él llama “saber resistir”.

»“La maduración de este proceso es lenta en el curso del desarrollo del niño y del adolescente. Es por eso que hay que educarlo y entrenarlo intensamente en el colegio. Es lo que yo llamo “aprender a resistir”, una pedagogía del control cognitivo que ya ha sido demostrada en el laboratorio. Pero aún falta probar su aplicación en la escuela”, dice este doctor en psicología, quien explica en qué consiste el mecanismo: “Hay tres sistemas en el cerebro humano –comenta–: uno es rápido, automático e intuitivo, altamente requerido en el uso de pantallas; el otro es más lento, lógico y reflexivo. Un tercer sistema en el córtex prefrontal permite arbitrar entre los dos primeros (el corazón de la inteligencia) e inhibir los automatismos del pensamiento cuando se hace necesaria la aplicación de la lógica o de la moral. Es la resistencia cognitiva. Inhibir es resistir. Los nativos digitales deben reaprender a resistir para pensar mejor”. Según Houdé, los miembros de la generación Z “han ganado aptitudes cerebrales relacionadas con la velocidad y los automatismos, en detrimento de otras, como el razonamiento y el autocontrol”.


»Así son

»Cotidianidad: navegan a través de varios dispositivos electrónicos durante varias horas al día. Están dispuestos a pagar mucho dinero por un teléfono inteligente, pero están acostumbrados a obtener música, videos, películas y contenidos gratis en la web. Adoptan modas que se propagan por ella, su vocabulario está lleno de acrónimos y anglicismos y sus ídolos son estrellas de internet.

»Amigos: más de la mitad de los Z consideran que la vida social auténtica transcurre en redes sociales, donde el 84 por ciento tiene cuentas registradas, según una encuesta de la agencia JWT, de Estados Unidos. Para ellos es más fácil chatear que hablar.

»Conocimientos: fanáticos del “autoaprendizaje permanente”, echan mano de los tutoriales de Youtube; han visto caducar tecnologías como los radios, el CD y el DVD y tienen claro que todo lo obtienen de la red. Su atención es breve; no leen, escanean.

»Mundo laboral: entre el 50 y el 72 por ciento de ellos quiere crear su propio emprendimiento. La palabra “empresa” evoca nociones negativas como “complicada”, “despiadada”, “una jungla”. Confían en su red de contactos para triunfar, antes que en los diplomas, y no son amigos de las jerarquías. Al 76 por ciento le gustaría convertir su ‘hobby’ en su trabajo.»






marzo 20, 2015

México apuesta por difusión de su cine en plataforma digital Filmin Latino


El Horizonte, EFE


El Instituto Mexicano de Cinematografía (IMCINE) apostará por la distribución de las películas nacionales a través de la plataforma digital de pago Filmin Latino, que estará disponible en línea en abril próximo, dijo hoy el director del organismo, Jorge Sánchez, en entrevista.

»Un catálogo de 600 películas mexicanas e iberoamericanas estará disponible durante los primeros meses de este espacio digital, para llegar a 800 títulos a finales de 2015 gracias a la asociación con la plataforma Filmin en España, detalló Sánchez.

»El titular del Imcine, presente en el Festival de Cine de Guadalajara que se desarrolla hasta el 15 de marzo, afirmó que Filmin Latino mostrará filmes independientes y de calidad que no tienen cabida en otros espacios comerciales, y diversificará la oferta de películas en internet.

»“A pesar del gran volumen de información y acceso a contenidos que tenemos, vivimos una uniformización de la oferta que es tremenda, y de alguna forma hay que romper esa barrera y aprovechar las nuevas tecnologías”, dijo.

»Según datos de Imcine, pocas películas mexicanas forman parte del catálogo de las ocho plataformas digitales disponibles en México, y la mayoría son títulos recientes. Por ejemplo, de las 2.415 películas disponibles en Netflix, 130 son mexicanas; mientras de las 2.949 de Clarovideo, 352 son filmes producidos en este país.

»Sánchez explicó que una parte del catálogo de cintas nacionales, así como las internacionales, estará disponible mediante un pago mensual o bajo el sistema “On demand”.

»Añadió que habrá una sección gratuita en la que el usuario podrá ver un centenar de películas de las décadas de 1970 y 1980, de directores mexicanos como Arturo Ripstein, Jorge Fons o Felipe Cazals, así como documentales producidos por Imcine en años recientes y cortometrajes de los que el organismo tiene los derechos.

»Filmin Latino “será parecida a Netflix en cuanto al diseño” del sitio, con la diferencia de que los contenidos pasarán por un equipo de comisarios tanto de México como de España “para asegurar la calidad de los filmes”, expresó Sánchez.

»Las cintas irán acompañadas por fichas informativas acerca del director, el contexto en que la película se hizo, los festivales en los que participó y premios que haya ganado, con la idea de motivar “la curiosidad de los usuarios” acerca de la cinematografía mexicana, puntualizó.»










marzo 13, 2015

Juan Carlos Mildenberger: «Periodismo temprano y revolución digital: analogías y distancias. La revolución tecnológica y las revoluciones políticas»


El autor de este artículo maneja como equivalentes los términos ‘periodismo’ y ‘prensa’, y como realidades, los considera agentes de la vida política, social y cultural de una sociedad determinada y en un tiempo determinado. Con relación al otro polo de atención de su trabajo, enuncia esto: «La imprenta permitió el nacimiento de la prensa escrita, mientras que la revolución digital ha modificado sustancialmente la manera de difundir la información». Como si se tratara de tal agente, el propio autor observa el medio digital y sopesa su alcance respecto a la misión periodística específicamente dentro del ámbito político; su percepción y reflexión según puedes leer en los párrafos a continuación, que son parte del estudio enlazado. Si te preguntas sobre la asociación con revolución, hay que decir que se establece desde el minuto cero en este artículo, en el que la primera frase, en el resumen, dice así: «Desde la aparición de Internet estamos inmersos en una revolución social y cultural solamente comparable a la de la invención de la imprenta, aunque con efectos inmediatos y a escala global como consecuencia de la evolución tecnológica y de la velocidad vertiginosa de esa evolución».



Juan Carlos Mildenberger
«Periodismo temprano y revolución digital: analogías y distancias»

Tinkuy. Boletín de investigación y debate, n.º 21, 2014

Tinkuy. Boletín de investigación y debate Université de Montréal | Faculté des arts et des sciences | Département de littératures et de langues modernes | Section d’Études hispaniques




«Periodismo temprano y revolución digital: analogías y distancias. La revolución tecnológica y las revoluciones políticas»

«El título del capítulo IV del libro de Roger Chartier Les origines culturelles de la Revolution française se presenta como una interrogación: “Les livres font-ils les révolutions?” (1990: 86) y el primer párrafo comienza insistiendo con la misma pregunta. La importancia del texto escrito y la prensa en los acontecimientos de la Revolución francesa, con sus posteriores consecuencias en la América colonial, permiten formular el mismo interrogante que plantea Chartier, pero referido a las redes sociales virtuales, particularmente por lo acontecido entre 2010 y 2012 en lo que se conoció como “Primavera árabe”, es decir, las protestas y revoluciones en el mundo árabe, en las que las redes sociales, como el texto escrito en las revoluciones francesa y americana, habrían tenido una importancia preponderante.

»Roger Chartier sostiene que si los franceses de fines del siglo XVIII consumaron la Revolución, fue porque anteriormente los libros (la lectura) transformaron sus ideas. El poder de persuasión de la lectura habría transformado a los lectores (1990: 87), dejando el terreno fértil para los posteriores sucesos revolucionarios. El mismo autor, citando a Robert Danton, sostiene que la difusión a gran escala de la denuncia y la crítica explícitas en los textos permitieron a los franceses darse cuenta de su calidad de víctimas de una monarquía despótica, cuyos mitos fundadores fueron precisamente minados por vía de este tipo de literatura (1990: 103).

»El poder de Internet y las redes sociales virtuales, en situaciones semejantes, serían capaces de desencadenar episodios tendientes a provocar revoluciones políticas en el mundo contemporáneo, a raíz de la posibilidad de desarrollar y difundir información de manera inmediata y simultáneamente por diversos canales (blogs, Facebook, Twitter, YouTube, etc.), informando sobre abusos de distintos gobiernos dictatoriales o democráticos, y burlando la censura, si no totalmente, al menos en gran parte. Sólo a modo de ejemplo y obligados por la coyuntura (las últimas revoluciones y manifestaciones políticas se han dado mayormente en el “mundo árabe”), podemos tomar precisamente estos acontecimientos contemporáneos para considerar la eficacia y/o potencialidad de Internet y las redes sociales en el activismo político. Sobre esta potencialidad podemos citar lo ocurrido en el año 2009, en el que el Departamento de Estado americano pidió a Twitter que no interrumpiera su servicio para apoyar la manifestación estudiantil contra el régimen iraní. Es decir, la red estaba siendo protagonista principal de un movimiento de protesta al permitir el contacto entre los protagonistas y al mismo tiempo informar sobre los acontecimientos al mundo entero, evitando cualquier posibilidad de censura. Estaba, quizás, naciendo una nueva forma de activismo político, por un lado difundiendo lo que sucedía mediante la tecnología y simultáneamente con la presencia física en las calles en las que se realizaban las manifestaciones.

»Sin embargo, no todos están de acuerdo sobre la eficacia de las redes sociales virtuales como herramientas de un nuevo activismo político. En este sentido es claro el artículo “La revolución no será twitteada” del periodista Malcom Gladwell, aparecido en la versión digital de la revista “Radar” de octubre de 2010 en Argentina. El autor se refiere puntualmente a estos casos, poniendo precisamente en duda el poder real de las redes sociales a la hora de producir acontecimientos políticos de relevancia tales como revueltas, manifestaciones, revoluciones, etc. Peor aún, Gladwell afirma que un activismo como el de Facebook produce un efecto contrario al buscado. La gente participaría en Facebook como una manera de no involucrarse más radicalmente. Es decir, participar en Facebook nos quitaría en cierta forma las culpas por no hacerlo en el terreno de los conflictos, donde hace falta la presencia real, el cuerpo. En el mismo artículo Gladwell cita al historiador Robert Darnton: “las maravillas de la tecnología de la comunicación en el presente han producido una falsa conciencia sobre el pasado – incluso una sensación de que la comunicación no tiene historia, o nada de importancia digno de ser considerado antes de la era de la televisión e Internet”. El periodista compara en cierta forma la eficacia de las redes con lo sucedido con el movimiento por los derechos civiles en los años sesenta en Estados Unidos. El de la presencia en el lugar del conflicto sería un activismo de “alto riesgo” y “estratégico” (por su organización), en cuanto a que en las redes sociales virtuales, en las que se actúa por consenso, los vínculos entre los actores serían muy débiles. Según Gladwell, las redes sociales permiten a los activistas y/o usuarios expresarse libremente, aunque paradójicamente se conseguiría el resultado opuesto al necesario, es decir, esa expresión no tendría ningún tipo de impacto importante. Es posible que la cita de Darnton lleve a confusión, al plantear el problema de una forma binaria, es decir, el pasado versus las formas de comunicación contemporáneas. Pero la situación es mucho más compleja. Los tiempos han cambiado y actualmente esos cambios se dan a una velocidad inusitada. La utilización de los medios de comunicación actuales simplemente ocurre porque no existe otra opción más eficaz. Eso no significa que ese uso contemporáneo de Internet y las redes implique una falta de conciencia sobre el pasado ni vaya en desmedro de éste. Naturalmente cada época se mueve en el contexto que le corresponde y con las herramientas (en este caso de comunicación) que le son propias. En este sentido podríamos pensar la tesis de Darnton a la inversa, es decir, una sobrevaloración del pasado puede hacernos perder de vista las posibilidades actuales y potenciales de Internet y las redes sociales como armas del activismo político.

»En una entrevista aparecida en la revista de cultura “¨Ñ” (edición digital) de título idéntico al artículo de Gladwell (“La revolución no será twitteada”), Andrés Hax publica una conversación con el periodista e investigador Evgeny Morozov, uno de los máximos “ciberescépticos”. Hax realiza una introducción en la que se refiere al libro El engaño de la red. El lado oscuro de la libertad en Internet, considerando a las redes sociales como a un arma de doble filo. Estas redes no sólo no serían efectivas como instigadoras de las revueltas sociales, sino que, peor aún, serían usadas por los regímenes autocráticos para controlar a la población, incluso persiguiendo, encarcelando y reprimiendo a quienes intentaran cualquier movimiento contra el poder establecido. “Participar en las redes sociales no es resistir, no es organizar, no es liberarse; es lo opuesto, es entregarse al sistema de una manera orwelliana. La Red es un panóptico digital. Y nosotros no somos los vigilantes, somos los vigilados”, dice Hax sobre uno de los argumentos del libro. Paradójicamente Morozov, el autor reseñado, no es un detractor del uso de las redes. Incluso él mismo es usuario y destaca las bondades de Internet y de las redes sociales. Lo que pone en tela de juicio es ese poder revolucionario que se les suele atribuir.

»Todas estas reflexiones sobre la efectividad del activismo político ejercido en las redes sociales (o su ineficacia) pueden estar parcialmente justificadas. Aunque quizás pueda considerarse un error la pretensión de abordar un fenómeno todavía muy nuevo con puntos de vista demasiado parciales. En el caso de los entusiastas de estas nuevas posibilidades que ofrece la tecnología queda generalmente ignorado el análisis de los puntos débiles de las posibilidades de estas redes. En el caso opuesto, aquel de los escépticos, se estaría perdiendo de vista el enorme protagonismo y potencial de estas redes como medios de comunicación, como herramienta estratégica para la convocatoria a ejercer el activismo en el lugar preciso de los acontecimientos, además del legítimo espacio que ocupan para la producción y publicación de textos e ideas que permiten la cohesión de sujetos impulsados por ideas y proyectos de cambios sociales similares, fundamentalmente por el contacto directo, sin intermediarios de ningún tipo entre emisor y receptor, y con la posibilidad cierta de eludir la censura en muchos casos.

»Así como la Revolución Francesa y sus ecos en la América hispana no dependieron exclusivamente de la prensa escrita, aunque ésta fue de gran importancia para el germen de cambios de conciencia e ideas, es obvio que las redes sociales no son en sí mismas las protagonistas de las revoluciones del siglo XXI. Sin embargo y aún tratándose de un fenómeno difícil de examinar ante la imposibilidad de tomar una debida distancia para realizar el análisis (estamos inmersos en el contexto que impide tomar esa distancia), es una realidad que estos nuevos medios (y es importante entenderlos precisamente como “medios”) colaboran en gran medida a difundir información, a hacernos comprender, en muchos casos en tiempo real, lo que sucede en distintas regiones del globo, mostrándonos represiones y abusos que los poderes gubernamentales no alcanzan a censurar antes de que éstos lleguen a un público masivo (ejemplo: los videos de YouTube), con lo que las posibilidades de enterarnos de lo que está sucediendo son realmente mucho mayores que en épocas pasadas. Sería interesante plantearse si las sangrientas dictaduras latinoamericanas de los años setenta hubieran podido tener lugar en un contexto como el actual, de comunicaciones “virtuales” (reales) de alcance inmediato y a escala planetaria. Quizás el tipo de censura más habitual no sea ya el de décadas y siglos pasados, en los que el poder político simplemente dictaminaba qué podía publicarse y qué no. Sin descartar esa posibilidad, la censura se ejerce actualmente dejando circular enormes cantidades de información. Ese flujo gigantesco y continuo de noticias se vuelve imposible de ser asimilado por el público y termina por perder efectividad. Esa proliferación, sumada a la velocidad con la que vamos recibiendo la información, hace que una noticia (dependiendo en muchos casos del tipo de noticia) de una antigüedad de una o dos horas pase a ser “vieja” a poco de haber sido publicada. Una censura de tipo “clásica” puede incluso transformarse en un arma de doble filo. Al denunciarse una censura el público presta una atención mucho mayor al caso. De esta manera la noticia se amplifica y obtiene una repercusión que seguramente no hubiera existido sin la censura explícita.

»Como vemos, son muchos los matices con los que podemos analizar las redes sociales como herramientas de activismo político. Se podrían compartir las posiciones de Gladwell y Morozov si los movimientos de protesta, las manifestaciones y luchas por reivindicaciones de toda índole quedaran simplemente reflejados en las redes sociales. Sin embargo, en la mayoría de los casos gran parte de estos se desarrollan también en las calles. La difusión de manifestaciones mediante las redes logran habitualmente la convocatoria de grandes cantidades de público. En conclusión, la aparente debilidad de los lazos virtuales planteada por Gladwell contribuiría al mismo tiempo a conformar el “activismo de alto riesgo” del que habla el mismo autor, es decir, la participación activa de los sujetos en el terreno en el que se dirime el conflicto. Internet y las redes sociales deberían plantearse simplemente como lo que son, herramientas con un enorme potencial y susceptibles de una variedad prácticamente infinita de usos. Aunque hayan modificado sustancialmente las comunicaciones y la forma de hacer periodismo, sería erróneo pretender que las redes fueran en sí mismas protagonistas exclusivas de cambios y revoluciones en el mundo político. Son además fenómenos demasiado nuevos, con los que se vuelve complicado analizarlos sin una perspectiva adecuada, que generalmente sólo es posible con una distancia temporal que permita plantear objetivamente su eficacia en distintos terrenos.»