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febrero 10, 2016

«L’auberge espagnole de la transformation numérique»



Bertrand Garé
«L’auberge espagnole de la transformation numérique»

L'Informaticien




«Vous avez adoré les Cloud, BYOD, Big Data et autres concepts de l’industrie. Derrière tout cela, vous avez oublié Transformation Numérique, le chapeau fourre-tout dans lequel chaque acteur de l’IT ajoute sa pincée de sel. Alors à quelle sauce serez-vous mangé?

»Le jeu le plus drôle du moment dans une conférence de presse est de compter le nombre de minutes – de secondes parfois – avant que le présentateur d’un magnifique PowerPoint ne lâche le mot transformation numérique, ou digitale, suivant l’humeur du jour.


»Attention mort assurée!

»Plus que le cancer, le diabète ou la bêtise, les entreprises vont mourir d’une nouvelle maladie: la disruption. Eh oui, ma bonne Dame c’est très grave, car si vous ne vous transformez pas vous allez être disruptée! Et votre mort est imminente, il y a urgence... Et de nous citer les exemples d’Uber, d’Airbnb et de tous ceux qui offrent des services en voiture, dans les hôtels, les logements. On oublie au passage que Uber ne s’est pas installé au Japon car les taxis locaux offraient déjà de meilleurs services et que personne là-bas n’a trouvé d’intérêt dans ce nouveau service. L’action Accor a gagné près de 60 % en trois ans. Des fous investissent donc encore dans des chaînes d’hôtels? Bref, vous, grands comptes du CAC 40, vous risquez d’être « disruptés » si vous ne vous engagez pas sur le long et douloureux chemin de la transformation numérique. En effet, malades que vous êtes, le traite¬ment est long et cher, mais vous serez sauvés! De quoi, de qui? On ne sait jamais. Un nouvel entrant peut vous disrupter demain.


»Un fourre-tout conceptuel

»Selon les éditeurs ou constructeurs, la transformation numérique... se transforme! Eh oui, pour la plupart, la transformation numérique est le changement de méthode pour pouvoir toucher et engager le client partout où il se trouve. Ce dernier n’ayant rien compris et ne se rendant pas compte qu’il risque de tuer l’entreprise qui le sert si bien s’interroge sur l’utilisation des données qu’il va fournir, voire sur l’endroit où elles pourraient être stockées. Traqué, chassé, mis en coupe réglée par le suivi de ses navigations sur le Web, sur les applications qu’il a téléchargées sur son téléphone dit intelligent. Voilà comment en quelques années, notre pays qui n’était pas vraiment en pointe sur le marketing, a vu fleurir pléthore de spécialistes du marketing digital qui assurent que vous allez vendre mieux et plus vite aux clients. C’est France 3 à 20 heures, "Plus belle la vie"! Pour les autres acteurs du marché, il est nécessaire de faire table rase du passé et de tout changer même le système d’information. D’ailleurs pourquoi encore en avoir un, alors que le Cloud vous tend ses bras si accueillants? Plus de serveurs, d’administrateurs, de stockage, de réseau – ah si!, peut-être encore pour se connecter au Cloud –, plus de soucis. Devenez un DSI heureux, votre fournisseur de Cloud s’occupe de tout contre une somme modique mais que vous êtes incapable de calculer correctement du fait des nombreux paramètres entrant en ligne de compte dans la facturation.


»Aller vite

»Si la transformation numérique suit le schéma d’une amélioration continue, il faut quand même que vous alliez vite, non pas pour que vos fournisseurs fassent leurs trimestres de chiffre d’affaires mais parce que les « disrupteurs » vont vous prendre des parts de marché, ce qui entraînera comme vous pouvez l’imaginez la mort annoncée ci-avant! Il faut donc que tout ce que vous mettez en place vous permette d’aller vite tout en gardant une flexibilité qui vous autorise à soutenir l’assaut de ces nouveaux ennemis. Cela me rappelle parfois Le Désert des Tartares de Buzzati... Donc après le Cloud, le développement d’applications et leur déploiement sur une fenêtre de plus en plus courte, le DevOps vient ainsi à votre rescousse dans ce dur combat quotidien.


»Pourquoi si lentement devant une telle urgence?

»Face à l’imminence du danger, même l’animal le moins subtil a une réaction instinctive de survie. Mais voyons-nous les entreprises s’élancer sur ces chemins de la transformation numérique? Elles semblent plus adeptes des politiques des petits pas que de celle des bottes de 7-lieues. Si elles s’y engagent, c’est sur des périmètres res¬treints en conservant le coeur de leur système d’information qui bouge peu mais qui s’ouvre vers l’extérieur ou sur de nouveaux projets pour lesquels de nouvelles applications font le lien avec le monde numérique. Voilà pourquoi certains acteurs parlent d’économie des applications ou des APIs devant l’importance prise par ces nouveaux ponts vers les clients, les partenaires, les membres de l’écosystème de l’entreprise.


»L’économie de partage

»Mais s’arrêter là c’est faire la moitié du chemin. Pourquoi ouvrir son système d’information aux différentes parties prenantes de l’entreprise si ce n’est pour partager les informations et les données qui y sont présentes? Avec, in fine, le but de monétiser les informations, brutes ou après analyses. La véritable révolution est là, avec les données. Et le nouvel âge d’or numérique a pour carburant les données qui sont désormais la « véritable monnaie » des entreprises.

»Tout le reste, DevOps, automatisation, orchestration des systèmes d’information, n’est qu’un avatar industriel du classique Design / Build / Run, bien connu de toutes les sociétés informatiques. Alors, avez-vous déjà déterminé quelles sont les données intéressantes dans votre système d’information et quelle serait la valeur de celles-ci pour vos clients et vos partenaires. Avez-vous les moyens de partager ces informations? Avez-vous les capacités et les compétences en interne pour faire ce travail? Plutôt que de regarder la transformation numérique comme une collection d’outils et de nouvelles technologies, les entreprises pourraient-elles se poser les bonnes questions et se préparer véritablement à la transformation numérique, celle qui s’appuie sur la richesse de l’entreprise pour la démultiplier par le partage, le reste n’étant qu’une résultante de cette nouvelle mise en perspective.»






febrero 03, 2016

«Tijana Tasich: Transformación Digital»





«Lo digital es un entorno tecnológico multifuncional que está expandiendo las oportunidades de comunicación e interacción, de distribución, recuperación e intercambio de información y contenidos entre personas, entre personas y organizaciones y, cada vez más, entre personas y objetos. Sería incorrecto preguntarnos cuál es el rol de lo digital en el museo –afirma Tijana Tasich, Digital Production Lead en Tate (Londres, Reino Unido)–. La pregunta es: cómo operan los museos dentro de los nuevos parámetros, tanto físicos como digitales, visibles e invisibles al ojo humano, y cómo los utilizan en todo su potencial.

»Tijana Tasich participó del Seminario: Comunicación en instituciones culturales el 19 y 20 de marzo de 2015 en Fundación Proa, Buenos Aires.

»+ www.proa.org/seminariocomunicacion

»Gracias al aporte de Itaú Cultural | Mecenazgo Cultural de la Ciudad de Buenos Aires» (Seminario: Comunicación en instituciones culturales)





enero 27, 2016

«Del móvil a la movilidad. Evolución de dispositivos y nuevas formas de consumo»



Francisco Vacas
«Del móvil a la movilidad. Evolución de dispositivos y nuevas formas de consumo»

TELOS (Cuadernos de Comunicación e Innovación), n.º 102, octubre 2015 - enero 2016. Número temático: «Turismo, patrimonio y NTIC».

TELOS (Cuadernos de Comunicación e Innovación) | Fundación Telefónica | Madrid | ESPAÑA


Extracto del apartado «Conclusiones» del artículo en PDF




«Los antiguos dispositivos de telefonía móvil popularizados a finales del siglo pasado se han transformado en la nueva computadora personal y central de acceso a los servicios y plataformas esenciales de la Red.

»Aunque esta transformación del teléfono móvil básico sigue una larga tendencia observable durante al menos cuatro décadas, los fabricantes de ordenadores personales no han sido capaces de reinventar su negocio, siendo ampliamente superados por nuevos competidores provenientes de mercados como el software (Google) o los electrodomésticos (Samsung).

»La reinvención del mercado de las aplicaciones, promovida por Apple Inc. como parte de su estrategia de ofrecer contenidos que incentiven la venta de sus dispositivos móviles, ha terminado por redefinir no solo la propia Internet sino también la industria cultural por completo, al concentrar la oferta en un duopolio global. Lo paradójico es que a la vez que se producía esta concentración de las plataformas de acceso y publicación, se multiplicaba exponencialmente la oferta de contenidos como nunca antes en la historia de la comunicación.

»La razón de esta aparente paradoja es que miles de pequeños desarrolladores de contenido, empaquetado como aplicaciones, encontraron muchas menos barreras de entrada en este nuevo mercado que en la anterior etapa, poniendo de manifiesto una de las estrategias prioritarias de las nuevas plataformas móviles: la reintermediación de la oferta de ocio y cultura para ocupar el (privilegiado) lugar de las industrias culturales tradicionales (Aguado, Feijóo y Martínez, 2015).

»Las aplicaciones se han convertido en una alternativa a la Web, que a su vez ha dejado de ser sinónimo de acceso a la Red. Aunque las dos principales plataformas de acceso y venta de aplicaciones son de empresas estadounidenses (Apple y Google), en los últimos 3 años se observó una diversificación de los ingresos hacia empresas globales pero localizadas en países como China, Finlandia, Japón, Reino Unido y Corea del Sur (App Annie, 2015).

»Esta (moderada) diversificación de la localización en la producción de aplicaciones se inscribe dentro de la gran tendencia observada en el mercado digital hacia la globalización, ya que la distribución digital prima aún más que la analógica las economías de escala (Simon y Bogdanowicz, 2012).

»La madurez del mercado de la telefonía móvil, con ingresos declinantes en los servicios de voz y datos de mensajería, ha obligado a las operadoras de telecomunicaciones a expandir su mercado a la emergente Internet de las cosas (IoT).

»Esta nueva fase de Internet, que se encuentra actualmente en el momento álgido de su ciclo de expectativas (Gartner, 2015), promete un nuevo El Dorado para las operadoras, ya que hay más objetos disponibles para conectar que personas. Sin embargo, cualquier pronóstico optimista podría frustrarse, ya que el valor añadido en este nuevo mercado se lo pueden llevar las plataformas de interconexión y no los dueños de las redes.

»La conexión en una sola red de objetos y personas es inédita en la historia de las telecomunicaciones y abre la (feroz) batalla por el control a medida de la experiencia del usuario.

»Los fabricantes de teléfonos móviles, en muy poco tiempo, están convirtiendo todos sus dispositivos en inteligentes ( ), obligando a las operadoras a transformar cada línea telefónica smart celular en una conexión de Banda Ancha a Internet.

»Con más smartphones en el mundo que ningún otro dispositivo de comunicación, los principales fabricantes y desarrolladores de plataformas de software sueñan con convertir a aquel en el mando a distancia universal de la vida cotidiana de sus usuarios.

»De nuevo, este escenario aunque apoyado por la contundencia de los datos de penetración mundial de la conexiones móviles (una conexión por habitante del planeta) (ITU, 2014), describe una nueva incógnita con la llegada de los dispositivos incorporados en el cuerpo de sus usuarios (wearables).

»Al igual que muchos antiguos usuarios de ordenadores personales consideraron el smartphone como dispositivo suficiente de computación y acceso a Internet, se podría producir un cambio en los hábitos de los nuevos usuarios y una progresiva sustitución del smartphone por distintos wearables (pulseras, relojes inteligentes), al menos en acciones como desplazamientos cortos y pagos electrónicos en tiendas convencionales.

»La tendencia hacia una mayor portabilidad en el hardware está teniendo una traducción en el software, con la aparición de aplicaciones de mensajería instantánea que actúan como plataformas integradas de servicios mucho más ligeras que los sistemas operativos convencionales (demandan menos potencia de computación y consumo energético), lo que las convierte en idóneas para pequeños dispositivos como los wearables.

»La ‘plataformización' de todos los sistemas operativos y de las aplicaciones de comunicación y ocio tiende a una integración vertical de proveedores de servicios (comunicación y ocio), que genera nuevos monopolios de facto.

»A pesar de la repetida teoría de que la innovación demanda mercados más abiertos a la competencia, lo cierto es que la historia de la evolución tecnológica demuestra lo contrario: que las empresas tienden a crear monopolios que les permitan generar amplios márgenes e invertir en productos novedosos (Thiel, 2014).

»Finalmente, podemos afirmar con certeza que en el mercado del hardware no existe el concepto de dispositivo último, lo que significa que el actual mercado de la movilidad no se acaba con los smartphones y las tablets.

»En un mundo donde cualquier objeto estará conectado y en el que el concepto de pantalla preferente (como en el siglo XX ocurrió con la televisión) perderá todo su sentido por la más que probable proliferación de pantallas maleables a muy bajo coste, analizar los cambios sociales y culturales se ha convertido en la nueva prioridad, ya que se abre un escenario inédito en la historia de la comunicación.



»Referencias [en el texto extractado]

»Aguado, J. M., Feijóo, C. y Martínez (2015). Del contenido a las relaciones. El impacto del ecosistema móvil en las Industrias Culturales. Telos, 99, 136-145.

»App Annie (2015). [en línea]. App Annie Index market 1Q2015 Disponible en: http://go.appannie.com/app-annie-index-market-q1-2015-thank-you.html?aliId=37735877 [Consulta: 2015, 1 de junio].

»Gartner, 2015. ---.

»ITU (2014). The world in 2014. ICT facts and figures. ITU statistics [en línea]. Disponible en: http://www.itu.int/en/ITU-D/Statistics/Documents/facts/ICTFactsFigures2014-e.pdf [Consulta: 2014, 5 de agosto].

»Simon, J. P. y Bogdanowicz, M. (2012). The digital shift in the media and content industries. EC, Joint Research Centre, IPTS [en línea]. Disponible en: http://ftp.jrc.es/EURdoc/JRC77932.pdf [Consulta: 2015, 11 de junio].

»Thiel, P. (2014). Zero to One. Notes on Startups or how to build the future. New York: Crown Business.»






enero 20, 2016

«La acción ciudadana y las herramientas digitales en el proceso de percepción y transformación del paisaje urbano»



Sergio Colombo Ruiz
«La acción ciudadana y las herramientas digitales en el proceso de percepción y transformación del paisaje urbano»

ASRI - Arte y Sociedad. Revista de Investigación, n.º 8, 2015

ASRI - Arte y Sociedad. Revista de Investigación | Universidad de Málaga | Grupo EUMEDNET | Málaga | ESPAÑA


Extracto de los apartados «Introducción» y «La construcción del espacio futuro en la palma de la mano» del artículo en PDF. Véanse las referencias bibliográficas en la publicación original.




«Introducción

»El arquitecto en su labor, bien sea por voluntad propia o no, debe reinventarse cada cierto tiempo, como la misma historia lo describe, sometido a procesos de cambio para luego destacar como diseñador del espacio, donde el hombre según el tiempo, la necesidad y cultura, habita. En la entrada del nuevo siglo XXI, surgen crisis de toda índole, se acusan constantes desastres, quizás para muchos el fin de los tiempos, pero al indagar en el pasado, parece ser que las crisis son ciclos, y de ellas surgen nuevas ideas, nuevos valores y nuevos conceptos, donde después de profundas reflexiones es posible emerger. La crisis que se desarrolla en la primera década del siglo XXI, poco tiene que ver con la vertiginosa construcción de imperios virtuales, tanto en lo que ofrecen en datos, o softwarey en equipos físico, hardware, trabajado tanto en ordenadores y móviles que comparten cada día más similitud. Estos artilugios, no parecen conocer de crisis, pues ahora están en las manos de la mayor parte de los ciudadanos, actualizándose contantemente.

»A su vez, se referencian en el nuevo milenio, otros fenómenos a partir de la consagración de estos imperios, como los son la amplia integración a la red de internet, la creciente globalización en todos los ámbitos, el acortamiento de las distancias físicas por las virtuales, el uso de un tiempo presente constante, y en el caso de la arquitectura, el arraigo de una arquitectura de autor, con obras que difícilmente presentan referencias en la memoria de donde son construidas y que en ellas parece expresar solo una visión particular. En resumen, al estado de crisis, se da el auge de las herramientas digitales presentes en todos los ámbitos, que parecen abrir nuevas opciones al entendimiento del espacio y de su potencial transformación, “y es que la informática ya no se ocupa de los ordenadores, sino de la vida misma” (Negroponte 1995:20).

»En la actualidad el avance de las herramientas digitales toca de cerca el progreso de la arquitectura, pues parece concentrarse en el amplio alcance que brindan a través de la representación digital, aumentada por la posibilidad de trabajar en un espacio virtual, que permite la construcción de modelos tridimensionales con la especial característica de recorrer virtualmente los espacios en tiempo real; es así como la manipulación de la imagen visual parece haberse convertido en el mayor potencial de la arquitectura del nuevo siglo. Lo digital y su amplia difusión, le han dado poder al pragmatismo, que parece ser el fundamento en el pensamiento, basado en la rapidez en el acceso y verificación de la información.

»El alto nivel técnico necesario en el manejo de estas herramientas en la representación de la arquitectura, a través del uso de software especializado, ha concentrado en muchos casos el medio antes que el fin, focalizándose en la manipulación de diferentes comandos según sea el programa para construir digitalmente un determinado elemento. La concentración en la posibilidad de parecer cada vez más real, anula en muchos casos el valor del objeto en sí mismo, focalizado en el impacto visual que pueda tener sobre el usuario. Estos avances se han concentrado en la supremacía de la vista, parece ser el más poderoso sentido que mueve a la arquitectura, el poder de la imagen, poder que a su vez queda en entre dicho con la banalización de ella misma, que al ser sometida por los diferentes tecnologías tiende en el mayor de los casos a manifestar lo mismo, o en su poder de cambio constante, parece hacerse invisible a la percepción del hombre, ajustada a ese cambio acelerado. En esta vorágine de la imagen, y en la técnica utilizada para generarlas que están al alcance de tantos, aumenta a la par la idea de verse a uno mismo, de sentirse parte de un colectivo, y de tener la posibilidad de crear un mundo virtual personal con el reflejo de su imagen, todo esto desde una materialidad física aislada del resto de las personas. “Es posible sentir más cerca a personas que están en la distancia que aquellos que permanecen cerca, se pierde el cuerpo y el contacto con el otro físicamente” (Moya Pellitero 2011:64).

»Mientras más se avanza en el poder sistemático de estas herramientas, pareciera que se amplía la imposibilidad de escuchar y sentir al otro. Ya las llamadas son solo excusas, pues el texto y la imagen se han materializado como canal óptimo para comunicar. Esto también ha potenciado el control por editarlo todo, corregir, revisar para luego mostrar, donde lo que se percibe y se siente se edita, y solo se muestra luego de una exhaustiva revisión. El poder de la edición, ha hecho creciente un falso control de la realidad y del tiempo, y por ende del espacio en que se vive. Con la manipulación de la imagen y de sus consecuencias, se está al límite de lo real, que provoca consecuencias entre el espacio real y el virtual. En este contexto, los ciudadanos cada vez más nómadas, por las condiciones de vida que ofrece este nuevo siglo, tienen en sus manos, con el uso de las herramientas digitales, el poder de la ubicuidad, pues parecen estar en muchos lugares a la vez desde una misma ubicación. Esta posibilidad, le ha hecho volcar sus ojos sobre pantallas, y muchas veces a pasar por alto lo que sucede a su alrededor, pues parecen acostumbrados a los espacios de los no lugares, sin referencias, sin memorias, con características muy similares entre sí, pero en diferentes latitudes donde en la transparencia de los espacios, parecen habitar siempre el mismo lugar.

»La posibilidad de almacenamiento y difusión de las herramientas digitales, hacen posible además que los datos expuestos sean conocidos globalmente. La experiencia no se registra solo con fotos, textos, videos o grabaciones de sonidos, es posible crear un mapa con las representaciones personales, de los diversos espacios físicos donde se generan las experiencias, que son posible repetir o seguir con nuevas expectativas, más que las comunes turísticas. Estos mapas además incitan al movimiento, a recorrer la ciudad, y descubrir con nuevos ojos el espacio urbano.



»La construcción del espacio futuro en la palma de la mano

»Es fácil pensar que el asumir la construcción del espacio desde una óptica de lo efímero, de lo colectivo pueda parecer intrascendente, pero al transitar por estos nuevos canales y crear mapas, mapas de recuerdos y de memorias, de percepciones y sentimientos, no solo se transforma el espacio, sino también formas y conceptos nuevos, de abordar los sistemas de representación.

»Podría asumirse que la incidencia de estas nuevas tecnologías con base en el fomento de la experiencia perceptiva del espacio, es beneficiosa en todos los sentidos, pero como cualquier manifestación del hombre y sus consecuencias, presenta aspectos buenos y otros a mejorar o superar. La constante actualización de las herramientas digitales, son una clara referencia del momento en que se vive, que se basa en el ensayo y el error, se ensaya al poner en manos del colectivo, y en función de la reacción al acierto o al error, se programa una nueva edición, que busca superarse a sí mismo.

»Existen numerosas publicaciones sobre la dirección que debe tomar la arquitectura en cuanto al uso de las nuevas herramientas digitales, muchos se concentran en las propiedades de su representación, pero parece que ello va mucho más allá, la intención debe establecer los vínculos entre lo digital y lo real, donde el punto común sea el espacio físico, que se ve afectado, cambiando la percepción del usuario con nuevas imágenes, y transformando el paisaje urbano. Reseña Kevin Lynch, que estas imágenes colectivas son necesarias para que el individuo actúe acertadamente dentro de su medio ambiente y para que coopere con sus conciudadanos. Así mismo acota, “cada representación individual es única y tiene cierto contenido que solo rara vez o nunca se comunica” (Lynch 1998:61). Con el uso de las herramientas digitales se abre esta oportunidad de poder expresar, el efecto de estas manifestaciones en el espacio urbano.

»Para muchos el uso de la tecnología, pudiera devenir en el final de los tiempos, y en el control del hombre por las mismas maquinas, cuando su sentido siempre debería ser lo contrario, sólo tienen sentido cuando es la conciencia del hombre quien utiliza las máquinas que poseen características o mecanismo que permitirían una eventual mejora en la calidad de vida. En la arquitectura, el avance de la tecnología, ha supuesto además la creación de nuevas estrategias de percepción de los espacios, con el uso de iluminación y pantallas, que presentan nuevas estrategias para comunicar las propiedades de los espacios, y permitir nuevas formas de percibir el espacio y el objeto arquitectónico, siempre con mayor fuerza en lo visual.

»Como acota William Mitchell llego el momento de reinventar el diseño y el desarrollo de las ciudades y de redefinir el papel de la arquitectura, es alto el beneficio y el riesgo, pero no hay elección a desentenderse: “Debemos aprender a construir ciudades servidas electrónicamente y conectadas globalmente para el amanecer del milenio”. (Mitchell y Valderrama 2001:13) Los escenarios donde se desarrolla la vida del hombre se están convirtiendo en algo kitsch producido en serie y con un enfoque universal., en un mundo donde todo se vuelve parecido, insignificante e intrascendente, el arte y la arquitectura tienen que conservar las diferencias de significado y, en particular, los criterios de calidad sensorial experiencial y existencial. “Sigue siendo responsabilidad del artista y del arquitecto defender el enigma de la vida y el erotismo del mundo vivo” (Pallasmaa y Puente 2012:168).»






enero 13, 2016

«Arte y fotografía digital. Una aproximación al estudio de algunas tendencias creativas de la fotografía digital en el contexto de la producción artística»



Javier Marzal Felici
«Arte y fotografía digital. Una aproximación al estudio de algunas tendencias creativas de la fotografía digital en el contexto de la producción artística»
Fotocinema. Revista científica de cine y fotografía, n.º 10, enero de 2015, número monográfico: «Miradas convergentes: la fotografía y sus interpretaciones en Humanidades y Ciencias Sociales»

Fotocinema. Revista científica de cine y fotografía | Universidad de Málaga | Málaga | ESPAÑA


Extracto de los apartados 2.2 y 3 del artículo en PDF




«La tecnología digital y la espectacularización de lo real

»Por otro lado, las tecnologías digitales aplicadas al campo de la fotografía artística se están empleando para construir mundos e universos imposibles, para la creación de falsos espacios reales que buscan provocar la reacción del espectador, con una clara vocación espectacularizante. En todos los ejemplos que examinamos, se puede constatar la construcción de imágenes espectaculares e impactantes.

»Uno de los artistas españoles que llaman nuestra atención es Dionisio González Romero, y su serie Favelas (2005), en las que el artista-fotógrafo nos propone la reconstrucción de paisajes urbanos imposibles a partir de la intervención constructiva sobre algunos edificios de los barrios más pobres y deprimidos de las grandes ciudades de Brasil [véase imagen F3 en el artículo en pdf, enlazado arriba]. El minucioso trabajo de postproducción, que revela un dominio magistral de las herramientas digitales que hoy están a disposición de los creadores, provoca la reflexión del espectador, que se pregunta sobre la verdad o falsedad de estas reconstrucciones imposibles. Se trata de la reivindicación de la necesaria transformación utópica de dichos espacios que sólo puede ser real en el territorio artístico del deseo.

»Podemos constatar cómo las tecnologías digitales aplicadas al campo de la fotografía se ponen al servicio del fotorrealismo radical, en la que la En este contexto de la utilización de las herramientas digitales para la construcción de situaciones imposibles, también se puede destacar la obra de fotografía (la imagen) muestra una vocación por suplantar la realidad, cumpliendo así la lógica del simulacro, llevada a su extremo.

»La obra del colectivo de fotógrafos AES+F, integrada por los fotógrafos Tatiana Arzamasova, Lez Evzovitch, Evgeny Svyatsky y Vladimir Fridkes, con el título Los testigos del futuro. Proyecto Islámico, de 1996, una fecha tan temprana como premonitoria, es un ejercicio de provocación que pretende exorcizar la creciente presencia de la cultura islámica en Occidente [véase imagen F4 en el artículo en pdf, enlazado arriba]. Para ello, estos artistas nos proponen una transformación del skyline de ciudades, iconos urbanos o espacios tan conocidos como el centro cultural Georges Pompidou Beaubourg de París, Roma, Nueva York, Sídney, La Sagrada Familia de Barcelona, el Museo Guggenheim de Bilbao o la estatua de “La Libertad” de Nueva York, que parecen plantear, como señala Joan Fontcuberta, una suerte de “política-ficción”, que “anticipa una especie de psicoanálisis social visualizando en clave de parodia el temor irracional que el Islam suscita en Occidente” […].

»En este contexto de la utilización de las herramientas digitales para la construcción de situaciones imposibles, también se puede destacar la obra de Daniel Canogar, quien en sus series de fotografías Gravedad cero (2002), Leap of Faith (2004) y Otras geologías (2005, 2006) [véase imagen F5 en el artículo en pdf, enlazado arriba], como unos pocos ejemplos entre su extensa producción artística, se sirve de las posibilidades creativas de las tecnologías digitales para construir instalaciones con fotografías proyectadas y grandes murales que nos hablan de la condición humana en la sociedad actual. La primera que citamos, Gravedad cero, formada por imágenes en cibachrome de gran tamaño (en torno a 120 × 170 cm), es un desafío a la percepción humana que persigue provocar un calculado efecto de extrañamiento muy impactante para el público. Leap of Faith es una instalación en la que se observan cuerpos proyectados sobre el suelo, como si estuvieran cayendo en un pozo sin fondo. Finalmente, Otras geologías constituye una serie de fotografías, de miles de objetos descartados como juguetes, ordenadores, cintas de vídeo, etc., en el que se incrustan cuerpos humanos desnudos, conformando enormes murales (300 × 450 cm), de carácter casi inmersivo para el espectador, y que se proponen como meditación sobre el consumo de masas y el exceso visual que predomina en nuestra sociedad.



»Un balance sobre las posibilidades expresivas y narrativas de la fotografía digital

»Sin lugar a dudas, la presentación de estas prácticas fotográficas, necesariamente apresurada, permite constatar el enorme dinamismo del campo creativo de la fotografía artística contemporánea.

»El examen de las tendencias creativas de la fotografía digital en el contexto de la producción artística permite constatar, por un lado, que las tecnologías digitales aplicadas a la fotografía artística ofrecen unas herramientas idóneas para borrar las huellas enunciativas, esto es, para ocultar el carácter de artificio que posee toda representación fotográfica. En este sentido, la fotografía digital facilita enormemente la construcción de falsos reportajes periodísticos, cuestionando así el valor de verdad de la fotografía, y provocando una reflexión en el espectador sobre el papel de fotografía en la sociedad de la información. Por otro lado, las tecnologías digitales empleadas en el campo de la fotografía artística permiten construir mundos y universos utópicos, absolutamente falsos, que simulan su verosimilitud, con una clara vocación espectacularizante que, asimismo, se propone provocar la reacción del espectador. En tercer lugar, las tecnologías digitales aplicadas al campo de la fotografía artística permiten desarrollar la dimensión narrativa de la fotografía sobre su tradicional dimensión descriptiva o mostrativa. En cuarto lugar, la utilización de las tecnologías digitales en el campo de la fotografía artística ha potenciado la visibilización de los límites de la representación fotográfica, buscando así una lectura deconstructiva por parte del espectador. Finalmente, y en quinto lugar, las tecnologías digitales son una herramienta creativa extraordinaria para operar rupturas de la transparencia enunciativa, subrayando así la dimensión autorreflexiva de toda producción artística.

»No obstante, cabe destacar que la fotografía artística contemporánea, como no puede ser de otra forma, evoluciona paralelamente al gusto del público, que se ha ido habituando a un tipo de estética próxima al universo de la imaginería del cine mainstream contemporáneo, de los videojuegos y del lenguaje publicitario, donde juega un papel esencial la dimensión sensorial, esto es, la excitación visual, el golpe de efecto, que producen las imágenes saturadas de color, con fuertes contrastes tonales y encuadres fuertemente pregnantes.

»En efecto, si se examinan otros entornos creativos contemporáneos como el campo del fotoperiodismo o de la fotografía publicitaria, podremos constatar que la irrupción de las tecnologías digitales en el campo de la fotografía es patente en la propia articulación del lenguaje fotográfico, con una marcada tendencia a la espectacularización de lo real. Tal vez, lo más extraordinario que podemos destacar de esta era digital, de fuertes contradicciones y contrastes, es que la fotografía digital ha conseguido llamar la atención sobre su propia naturaleza, y está sirviendo de gran ayuda para tomar conciencia de su naturaleza icónica, como construcción discursiva convencional, así como de su irreductible vinculación con la historia de la fotografía y de los sistemas de representación audiovisuales de la modernidad, con los que mantiene una estrecha relación.»