abril 20, 2016

«Rencontre du réseau du Cinéma numérique ambulant : Le Sénégal déroule le tapis aux 8 pays membres»



Malick Gaye
Lequotidien




«Promouvoir le cinéma africain vers les publics défavorisés qui n’ont pas un accès facile à la culture et soutenir le développement local à travers des programmes d’éducation à l’image pour l’éveil des communautés : tels sont les objectifs du réseau du Cinéma numérique ambulant qui était en conclave la semaine passée à Dakar. Les directeurs de Cna Niger, du Cameroun, du Bénin, du Togo, du Tchad, du Mali, du Burkina Faso et de la France ont été accueillis par leur homologue du Sénégal pour partager leurs expériences. Selon Hugues Diaz, directeur de la Cinématographie, “ce genre d’initiative est à encourager”. En rassurant le réseau du Cna Africa du soutien de l’Etat du Sénégal, il a reconnu qu’”il contribue à l’épanouissement du cinéma en général et africain en particulier”.

»Christian Lambert, fondateur du Cna, n’a également pas manqué d’expliquer l’impact du réseau dans la promotion du cinéma. “Hormis l’aspect éducatif du Cna, nous donnons une seconde vie aux œuvres classiques, car après avoir emprunté le circuit classique de la distribution, nous amenons les films vers les populations qui n’ont même pas d’électricité parfois”, a affirmé M. Lambert. Il ne manque pas de souligner que “si on veut développer le cinéma, il faut se tourner vers le cinéma ambulant”. Pour Ndèye Coumba Sarr, la directrice du Cna Sénégal, “cette rencontre est une occasion pour vulgariser ce que fait le Cinéma numérique ambulant du Sénégal”.


»Accusé de réception de Djibril Saliou

»Pour agrémenter cette rencontre du Cna au Sénégal, trois projections de films ont été au programme. Et vendredi soir, c’est le film Accusé de réception de Djibril Saliou qui était à l’affiche à Douta Seck. Hamdy Fall, un ancien commis administratif, perd son travail après une “erreur” professionnelle. Alors qu’il est devenu chômeur, sa femme ne ménage aucun effort pour subvenir aux besoins de leurs 2 enfants et de son mari. Un jour, Hamdy se réveille avec 50 francs, alors qu’il doit assurer le déjeuner pour ses 2 enfants. Comme si un malheur n’arrive jamais seul, il se fait voler son portable dans un “Carapid”. Heureusement, une vieille connaissance finit par lui donner 1 000 francs afin de lui permettre de subvenir à ses besoins ponctuels. La providence. Mais cette dernière sera-t-elle toujours au rendez-vous ? Pas sûr. Hamdy Fall décida alors d’écrire une lettre au bon Dieu pour implorer son assistance. Sa lettre atterrit à la poste et un facteur qui s’est permis de la lire fit cotiser ses collègues afin de lui venir en aide. Il reçoit le courrier retour avec une rondelette somme qui lui redonne le sourire, à lui comme à toute sa famille. Malheureusement, les billets de banque reçus finissent au fil du temps et notre père de famille reprit sa plume pour cette fois-ci remercier Dieu et lui demander encore une aide. Sûr de recevoir à nouveau une bonne réponse, il conseilla même Dieu “d’envoyer l’argent par Wari, car il suspecte le facteur de voler ses billets de banque”.

»Le film prend fin sur une attente malheureusement interminable. Cette œuvre n’a duré que 20 minutes. Mais ce court métrage a été très captivant et l’histoire accrochant pour les cinéphiles. D’après le réalisateur Djibril Saliou Ndiaye, le message qu’il a voulu faire passer, c’est que “seul Dieu peut régler nos problèmes”. Aussi, peut-on arriver à la conclusion selon laquelle l’argent ne fait pas le bonheur, comme la pauvreté non plus ne le fait pas.»






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